Retour de deux pointures pop, découverte d'un groupe inconnu qui le restera sûrement et french-touch des années 2010.
Gorillaz - Stylo (Plastic Beach)
MGMT - Flash Delirium (Congratulations)
Pretty Lights - Still Rockin (Making up a Changing Mind)
Fortune - Highway (Staring at the Ice Melt)
Sinon, ça c'est pas vraiment de ce mois-ci mais j'avais envie de le mettre aussi, et comme je fais ce que je veux sur mon blog, prends-toi ça :
François de Roubaix - La scoumoune
(qu'ils sont jolis ces players... on arrête pas le progrès)
mardi 30 mars 2010
mercredi 24 mars 2010
Marc-Edouard Nabe chez Taddéi : du grand art
Rendu infréquentable par un authentique suicide médiatique en 1985 sur le plateau d'Apostrophes, à l'occasion de la promotion de son premier livre (et accessoirement de sa première télé), Marc-Edouard Nabe est probablement mon écrivain préféré.
Doué d'un style littéraire incomparable qui rendrait presque agréables à lire les pires diatribes antisémites, Marc-Edouard Nabe est aussi l'auteur de rares mais fameuses prestations télévisuelles. Voici sa dernière en date, pour la promo de son dernier livre "L'homme qui arrêta d'écrire", dont je peux me vanter de faire partie des 1000 premiers acquéreurs. L'occasion de découvrir une jolie réflexion, un brin réac mais furieusement pêchue, sur internet, la télé, l'art contemporain, et notre époque en général de la part d'un génie allumé que seuls Taddéi et Giesbert osent encore laisser parler. Merci le service public, merci Dailymotion.
Partie 1
Partie 2
Doué d'un style littéraire incomparable qui rendrait presque agréables à lire les pires diatribes antisémites, Marc-Edouard Nabe est aussi l'auteur de rares mais fameuses prestations télévisuelles. Voici sa dernière en date, pour la promo de son dernier livre "L'homme qui arrêta d'écrire", dont je peux me vanter de faire partie des 1000 premiers acquéreurs. L'occasion de découvrir une jolie réflexion, un brin réac mais furieusement pêchue, sur internet, la télé, l'art contemporain, et notre époque en général de la part d'un génie allumé que seuls Taddéi et Giesbert osent encore laisser parler. Merci le service public, merci Dailymotion.
Partie 1
Partie 2
Le Guerrier Silencieux, ouais, bof…
Un réalisateur qui arrive à réunir Scott Walker, Glass Candy, Richard Wagner et les Pet Shop Boys dans une même BO ne peut pas être un tâcheron, Nicolas Winding Refn l'a fait en 2009 dans Bronson, un film chiant comme la pluie, insensé et impitchable (mention spéciale au synopsis d'Allocine.fr en passant), mais avec une certaine liberté formelle qui m'a laissé quelques espoirs sur ce réalisateur danois.C'est donc avec bienveillance que je me rends voir le Guerrier Silencieux, mon premier film de Vikings, peu de temps après avoir vu Aguirre de Werner Herzog, auquel ce film est souvent comparé.
Dès les premières minutes, on comprend que le Guerrier Silencieux n'évolue pas tout à fait dans le même registre. En une poignée de secondes, on assiste à une demi-douzaine de décès de mort violente (étranglement à la corde, étripage à mains nues, défonçage de crâne à la massue) et souvent très sonore (le bruit d'une épée qui tranche une gorge ne fait plus shling mais scroutch, comme un peu toutes les armes aperçues dans le film aussi diverses soient-elles). Le décor est planté, cheveux longs, blonds et ébouriffées, armures sobres mais fonctionnelles, poisson pas frais dans l'écuelle, nous sommes au pays des Vikings, et One-Eye, le guerrier silencieux, après avoir tué la moitié du casting, vient d'échapper à sa captivité, emmenant avec lui un enfant, Are, qui lui sert de porte-parole (car One-Eye est muet, en plus d'être borgne - Nicolas Winding Refn n'est d'ailleurs pas avare de gros plans sur ce qui reste de son oeil).
Au cours de leur périple, les deux protagonistes rencontreront des Vikings chrétiens qu'ils accompagneront dans leur voyage pour la Terre Promise.
Alternant scènes de tueries ultragores et scènes contemplatives visuellement réussies mais cent fois trop longues, NWR tente d'apporter une dimension psychologique (ou métaphysique, au choix) à son film en glissant par-ci par-là quelques plans incongrus aux couleurs écarlates. Attention au spoiler dans deux lignes. Le jeu d'acteur de Mads Mikkelsen reste au râs des paquerettes (aucune expression, pas un mot à prononcer du film) et quelques séquences manquent de sombrer dans le ridicule par leur prétention, parmi lesquelles on peut compter la scène concluant le film, où One-Eye se laisse tuer sauvagement par une tribu d'Indiens (!) sortis de nulle part, abandonnant Are à son triste sort (tout seul).
Malgré le soin apporté à l'image et à la bande son, que je salue, je ne suis donc pas convaincu par le nouveau film de Nicolas Winding Refn, et je confirme donc mon fort pressentiment quant à la santé mentale de Philippe Rouyer qui ose écrire dans Positif et répéter chez Beigbeder que Le Guerrier Silencieux est au film de Vikings ce que 2001 est à la science fiction. J'aimerais qu'on m'explique ça (ça vaut aussi pour Orange Mécanique / Bronson).
samedi 20 mars 2010
Alice au pays des merveilles, c'est pas bien
Et pour vraiment inaugurer ce superbe blog, rien de tel qu'une belle critique de film.Je ne suis pas le fan n°1 de Tim Burton mais, comme ça, je dirais au moins le n°50.000, ce qui est somme toute une place honorable. Je considère comme des chefs-d'oeuvre des films comme Beetlejuice, Edward aux mains d'argent, Batman & Batman le défi, L'étrange Noël de Mr Jack, Ed Wood, et même Sweeney Todd, dont les mauvaises chansons n'ont pas réussi à me dégrader le plaisir de découvrir le retour aux sources de mon idole Tim. C'est pourquoi je me rends en général au cinéma avec un a priori positif quand c'est pour aller voir un de ses films.
Les circonstances étaient un peu différentes pour Alice. La pesante estampille de Disney aperçue dans la bande-annonce ne présageait rien de bon, et malgré le fameux Sweeney Todd de 2008, la précédente décennie de Tim Burton a globalement été une série d'échecs : gros navet en 2001 (La planète des singes), guimauve sympathique mais qui casse pas des briques en 2003 (Big Fish), adaptation de Roald Dahl semi-foireuse en 2005 (Charlie), Mr-Jack-like en moins bien en 2005 (Corpse Bride).
Alors là c'est quoi ? Pitch : Alice, une jeune blonde, se voit imposer un mariage avec un rouquin antipathique par ses parents. Au moment fatidique de la demande en mariage, Alice se sauve et suit un lapin blanc dont on ne saura jamais finalement qui il était, pourquoi il était là et finalement on ne saura pas non plus ce qu'il venait faire dans l'histoire, comme un peu tous les personnages du film. Bref Alice se retrouve au pays des merveilles, boit et mange, grandit et rétrécit en conséquence, radote toutes les cinq minutes "hey mais je suis dans un rêve ou quoi là ?", rencontre plein d'animaux qui parlent, de gens tout bizarres parmi lesquels Johnny Depp et Helena Bonham Carter, tentant d'être drôles avec ce qu'on leur donne à déclamer (des répliques pas drôles).
Pas de scénario, pas d'humour, la scénariste de La Belle et la Bête n'a pas été très inspirée pour Alice. Partant de là, Tim Burton semble s'être évertué à peindre un univers fantasmagorique plutôt réussi, si on excepte certains personnages en image de synthèse plutôt pénibles à regarder (Tweedledum & Tweedledee). La gestion de la 3D est également plutôt réussie, plus démonstrative et donc plus impressionnante que celle d'Avatar par exemple.
C'est à mon avis tout ce qu'il restera de ce film bancal, qui plaira sûrement aux enfants, et qui aura probablement son succès, ce qui permettra (j'espère) à Tim Burton d'imposer son propre imaginaire pour son prochain film, plutôt que de massacrer des classiques de la littérature enfantine.
C'est dit.
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